Road trip episode 1 : Siné Cera – Broken Hill
Bonjour à tous. J’ai réussi à me motiver à écrire quelques choses, principalement dût au fait que si j’attends trop longtemps, ça n’aura plus aucun intérêt. Donc je me lance quand à la rédaction de mon voyage de 3 semaines à travers les états de Nouvelle Galles du Sud, d’Australie Méridionale et du Territoire du Nord. Ce premier article sera probablement le moins intéressant donc prenait votre mal en patience chers amis.
C’est donc le jeudi 15 avril que tout commence ou plus précisément quelques jours plus tôt. Sylvain n’étant plus là, au fil d’une discussion avec Michael, nous nous sommes mis d’accord pour partir pour le centre du pays dans les jours qui suivent. Nous demandons donc quelques conseils à notre hôte Tony, originaire d’Alice Springs, pour savoir quelle est la meilleure route. C’est donc vers le sud ouest que nous nous dirigeons ce jeudi 15 avril après avoir remercié la famille McDonald pour tout ce qu’elle nous a offert.
Les 2 premiers jours sur la route ne sont pas très propice à la conduite : retard sur le planning le jour du départ et réparation des phares avant de la voiture à Glen Innes le jour suivant. Ce ne sont alors que 400 petits kilomètres qui sont effectués sur la route d’Alice. De plus les nuits sont fraîches, le fait d’être à plus de 1000 m au dessus du niveau de la mer doit y être pour quelque chose. On sent que l’automne est présent et qu’il ne compte pas nous épargner. Le temps et le paysage font que ce voyage démarre sur des airs européens.
C’est donc le 3ème jour que le mot «road» prend tout son sens. Départ de Uralla pour Nyngan, près de 600 km dont 70 dans la mauvaise direction. Je sais que cela parait surprenant de se tromper de route sachant qu’il n’y en a qu’une mais il faut apparemment un duo franco-allemand pour y arriver. Il commence à faire plus chaud, le paysage commence à perdre un peu de sa couleur verte et le nombre d’habitant au kilomètre carré diminue. Nous ne sommes que 4 dans le camping cette nuit là.

Nous nous réveillons le 4ème jour après une nuit très agréable, l’automne semble déjà loin. C’est ça l’Australie qu’on aime ! Nous prenons la route direction Wilcannia, à peu près 400km à l’ouest. A noter que ce jour restera associé à la plus grosse frayeur de notre ami germain en OZ. En effet, nous avons évité de très peu de renverser un Émeu. La bête, probablement suicidaire, à du perdre quelques plumes dans l’histoire. Nous rencontrons par la suite lors du déjeuner, un couple de canadien qui voyage à travers le pays en … vélo ! Ils nous mettent en garde concernant Wilcannia et nous conseillent vivement de ne pas y rester pour la nuit. La ville serait réputé comme dangereuse. Et effectivement, la ville ne semble pas être propice au tourisme. Fenêtres protégées par des barreaux, commerces fermés, police patrouillant toutes les 10 minutes. Nous faisons donc le plein d’essence (50% plus cher que la précédente ville) et quittons avec hâte ce point sur la carte. Etant donné qu’autour de la ville, il n’y a rien sur 200km à la ronde, nous sommes donc obligé de pousser Elizabeth (la Nissan Patrol de Michael) jusque Broken Hill.
Le Bush (littéralement buisson) comme l’appelle les australiens, prend tout son sens désormais. Le paysage n’est composé que d’arbuste et de buissons à perte de vue. A 5km de notre point de chute, nous devons effectuer une halte pour jeter tout nos fruits et légumes dans la poubelle (acheter par ailleurs le matin même), pour contrer l’invasion des mouches provenant des fruits des états de l’est. C’est donc avec courage que nous engloutissons nos bananes, pommes et tomates (le gâchis c’est mal). Nous arrivons donc l’estomac plein (mais le frigo vide) à Broken Hill, ville minière de la Nouvelle Galles du Sud à 30km de la bordure est de l’Australie Méridionale. Nous clôturons donc nos 1600 premiers kilomètres.
Road Trip
Bonjour à tous ! Cela fait effectivement pas mal de temps que le blog n’a pas été mis à jour et je m’en excuse. Actuellement à Melbourne, je prends un peu de temps pour rédiger quelques lignes, premièrement pour rassurer la môman, et deuxièmement pour vous montrer quelques clichés. Étant donné qu’il y a tellement de choses à raconter depuis que Sylvain à quitté l’Australie, je ne peu alors que vous proposer des photos de mon voyage à travers le pays, histoire de vous mettre en appétit. J’espère très bientôt pouvoir rédiger un article complet pour vous expliquer les détails de mon aventure. Les images que je vous propose sont un très court résumé de ces 5 000 km sur la route. Ces 3 semaines furent une expérience exceptionnelle. Cliquez sur l’image ci-dessous pour visualiser tout l’album photo ou sur le lien suivant : Road Trip Australie.
Maman, je suis dans l’avion.
Bonjour, c’est Sylvain !
Tout d’abord, je voudrais souhaiter un Joyeux Anniversaire à Rémy, qui souffle ses 22 bougies ce 13 avril 2010.
Dans l’article précédent, nous souhaitions prendre la route de Sydney afin d’y découvrir la ville de Némo, le petit poisson clown. Le mercredi 7 avril, je me suis donc rendu à l’aéroport de Brisbane. Mais après plusieurs discussions et une intense réflexion ; nous nous étions faits à l’idée qu’aller dans une ville plus populaire qu’exceptionnelle n’était pas vraiment vital. Le jeudi 8 à 5h50 du matin, après 9h de vol, je faisais mes premiers pas… à Singapour !
L’Australie me plaisait bien, mais des impératifs universitaires m’ont forcé à avancer mon retour. J’ai donc eu à rentrer plus tôt que prévu, et surtout à laisser Rémy seul en Australie.
Afin de ne pas rester sur ma fin, je vais quand même aller jusqu’au bout de mon histoire, pour mon 14ème et dernier article.




Les événements ont pris une tournure complètement inattendue en juste quelques heures. Alors même que j’étais dans la voiture de Tony, qui me conduisait à un arrêt de bus pour Brisbane, j’ignorais encore où je me trouverais le lendemain matin. C’est juste dans les locaux de Singapore Airlines que j’ai su que je passerai la nuit dans l’avion, pour me réveiller à Singapour. A partir de là, mes dernières heures à Brisbane ont eu une allure de marathon, entre achat de souvenirs, formalités monétaires, aux revoir, et petit tour en bateau, que je voulais absolument faire avant de partir, pour une dernière vue de la ville.
Vers Singapour, et au delà.
Bien évidemment, je ne pouvais quitter l’Australie pour retourner à l’autre bout du monde sans faire mes adieux à Jared et à mes anciens colocataires. Une fois de plus, les Australiens ont prouvé que leur gentillesse et leur générosité est sans fin : Jared a proposé de me déposer à l’aéroport, tandis que les autres étaient prêts à improviser un dîner en mon honneur (invitation que j’ai malheureusement dû refuser à cause de mon planning serré). Finalement, tout s’est bien goupillé, j’ai pu attraper mon avion sans problème et arriver à Singapour sans encombre, où je découvre une ville superbe. Le temps est très lourd ; les nuages laissent de temps en temps filtrer les rayons du soleil, mais arrosent aussi la ville de longues averses ; le genre d’averse qui vous détrempe en 5 secondes.




Néanmoins, je parviens à visiter la majeure partie de la ville en 2 jours. Singapour a conservé sa qualité de ville commerçante : il doit y avoir plus de 100 centres commerciaux ; les restaurants et les boutiques d’électronique abondent également, le tout avec des prix vraiment attrayants pour les touristes du monde entier. Il me faut une volonté de fer pour m’empêcher de sortir mon portefeuille de ma poche ; heureusement, puisque mes 3 sacs affichent déjà « complet ».
Les autochtones sont aussi forts sympathiques : alors que j’attends patiemment la fin d’une averse sous un abri bus, une jeune fille nommée Wenshi m’offre de partager son parapluie pour me faire découvrir plus amplement la ville ; invitation que j’accepte avec joie, même si son parapluie est petit. Quelques heures plus tard, l’heure du départ sonne ; 14 heures de vol m’attendent ; la fin du voyage approche !
Le samedi 10 avril, 7h05 du matin, ça y est, je respire de nouveau l’air (froid) de Paris, après 5 mois d’absence. Je vous épargne l’histoire de la petite frayeur en ne voyant personne m’attendre à l’aéroport, Matthieu avait juste 30 minutes de retard. Deux heures de conduite à droite plus tard, nous arrivons à Croix, ma ville natale, où je retrouve quelques amis. Malheureusement mon esprit est encore en Australie, et je m’endors à 19h, jusque 1h30 du matin ; ensuite, plus moyen de dormir. Maudit décalage horaire !




Une suite à l’histoire ?
Je vais maintenant devenir lecteur de ce blog et je laisse ma plume à Rémy, en espérant qu’il y mette autant d’implication que moi. Aux dernières nouvelles, il se dirigerait vers Alice Springs avec Michaël (l’Allemand), en plein centre de l’Australie. Ce petit veinard aura donc la chance de voir le célèbre monolithe Uluru – Ayer’s Rock, et encore, je l’espère, bien d’autres paysages magnifiques ! Quant à moi, je reprends paisiblement le rythme de la vie française, en remangeant des frites et du fromage de chèvre, et en refaisant mes courses à Carrefour. Bon courage tout seul là-bas, Rémy, continue à nous envoyer de chaudes dépêches !
Ce n’est pas la fin du voyage…
Wwoof, sweet wwoof
Les choses ont changé depuis notre dernier signe de vie ; nous en profitons donc pour vous donner quelques nouvelles. Nous continuons à exploiter le filon WWOOF, et cette fois-ci nous avons découvert une mine d’or en la matière. Après Tracey – l’artiste hippie -, et Bill – le clandestin allemand -, nous ne savions pas trop à quoi nous attendre chez ce nouvel hôte, mais il faut avouer que nous ne sommes, encore une fois, pas déçus.
Toujours isolés.
Le wwoof ne serait pas vraiment idéal si nous souhaitions rester en contact avec le reste du monde ; mais ayant déjà testé l’ambiance d’une grande ville, nous savons maintenant que fuir les grands espaces urbains n’est pas si mal. Nous avons donc pris pied en plein parc national, dans le New South Wales, juste en dessous de la frontière avec le Queensland. A vrai dire, les paysages que nous avons ici ressemblent fortement à ceux de nos montagnes françaises: très verts, très vallonnés, et très peu peuplés. Désolé, donc, pour les personnes qui voudraient voir des photos de paysages « typiques » australiens, mais ceux que nous vous présentons sont vraiment typiques des forêts tropicales.
Nous résidons dans un centre de détente, le Sine Cera Rainforest Center, au beau milieu de nulle part (encore une fois. La ville la plus proche se situe à 30km), et nous apprécions toujours la tranquillité et la simplicité de la vie dans ces endroits reculés. Mais cette fois, nous bénéficions d’un confort auquel nous n’avions plus goûté depuis des mois : de vrais lits, de vraies douches, et de vraies toilettes avec de l’eau au fond !
Une petite rivière a fait son lit près de notre maison, et il est vraiment agréable de s’y plonger après quelques bonnes heures de travail. L’eau étant glacée, ces bains ne durent jamais bien longtemps, mais suffisent à vivifier le corps et l’esprit. Rémy n’a pour l’instant qu’osé y tremper les orteils, mais, en ce vendredi 2 avril, une immersion totale ne saurait tarder !
Les alentours sont assez sauvages, la faune y est florissante ; des kangourous sautillent un peu partout, des volatiles de toutes couleurs papillonnent, des papillons volatiles font de même, des grenouilles se manifestent à la tombée de la nuit, et un python nommé Monty (appréciez le jeu de mot) loge même sur la terrasse de nos hôtes.
La fine fleur du wwoof.
Nous apprécions singulièrement le wwoof pour les rencontres que nous pouvons y faire. Cette semaine fut vraiment riche en rencontres, notamment parce qu’en plus d’une famille de 4 personnes, nous avons le plaisir de partager notre séjour avec 2 autres wwoofers : Emma, une anglaise de 22 ans, et Michaël, un allemand de 35 ans. Cette présence modifie complètement l’ambiance, puisque nous pouvons ainsi partager nos récits de voyage et discuter en anglais avec des gens de notre âge (Michaël est assez jeune dans sa tête).
Hormis ces deux nouveaux compagnons, notre nouvelle famille se compose d’Irma et Tony, deux australiens incroyablement généreux, de leurs deux enfants, Hayden et Joshua, et de Suzy Q, leur chienne très câline. Dès le premier jour, nous avons fait d’Hayden notre mascotte. Ce petit garçon de 2 ans fait preuve d’une sociabilité extraordinaire pour son âge ; il est toujours prêt à jouer, à distribuer des « High Five », ou à courir pieds nus, indoor ou outdoor.
Nous nous plaisons vraiment dans ce nouveau milieu ; mangeons largement à notre faim, que ce soit pain « fait maison », salades ou gâteaux au chocolat ; et nous avons même pu négocier notre présence pour une seconde semaine dans cet endroit propice à notre épanouissement.
A la découverte des choses de la vie.
Ce qui est bien aussi avec le wwoof, c’est que l’on découvre souvent de nouvelles choses, notamment quant au travail demandé. Cette fois, étant donné qu’Irma et Tony sont les gérants de ce centre de repos, nous participons également à divers travaux de maintenance, notamment en nettoyant les locaux, en préparant les lieux avant la venue d’un groupe, ou en testant les différents jeux mis à disposition (jeu de fléchettes, tennis de table ou recherche d’Hayden). Nous avons également appris à manier une débroussailleuse, à conduire un « tracteur à gazon » (qui tond aussi très bien le bois), et même à conduire une voiture australienne ! Trois objectifs que nous pouvons rayer de notre liste « des choses à faire en Australie ». Ce que l’histoire ne dit pas, c’est comment cette voiture australienne a pu atterrir au fond d’un ravin… mais ceci est une autre paire de manches (et ce n’est pas de notre faute) !
On reprend la route.
Nous quitterons probablement nos chers hôtes et nos chers nouveaux amis européens dès mardi prochain, pour nous rendre à Sydney durant quelques jours. Comme toujours, un nouvel article devrait apparaître sur votre écran pendant ou après ce séjour ; au moins pour publier une photo du célèbre opéra. Vous êtes donc prévenus, nous n’avons pas fini de vous faire rêver… si tant est que nous vous fassions rêver
Wwoof, la vie parfois fait wwoof
Bonjour à tous !
La fin de semaine chez Tracey s’est bien passée, nous avons continué l’entretien de sa maison en bétonnant, pavant sa terrasse et exécutant diverses tâches de jardinage. Notre estomac a lui aussi bien travaillé, et c’est avec un petit pincement au cœur que nous disons « au revoir et merci » à notre hôte le dimanche 14 mars. Oui, nous savons que ce n’est pas un « adieu », puisque Rémy a oublié ses chaussures de travail chez elle, nous devrons donc les récupérer dans quelques semaines. Nous nous réjouissons d’avance de pouvoir passer encore quelques heures dans cette petite maison perdue au milieu de cette forêt tropicale.
Ce dimanche 14, donc,
Tracey nous laisse nous en aller avec un allemand d’environ 60 ans se prénommant Bill. Il se déclare lui-même « sans âge », et en dit finalement assez peu sur son passé ; tout ce que nous savons, c’est qu’il est venu s’installer en Australie il y a plus de 20 ans pour échapper à la prison. Mis à part cette histoire assez douteuse, Bill est un homme vraiment sympathique et original : il se promène la moitié du temps à pieds nus, se passionne pour les plantes (notamment l’Aloe-Vera), et possède une maison, qu’il préfère délaisser… pour vivre dans une hutte.
Ce dimanche 14, toujours,
nous partons de Byron Bay pour rejoindre un coin perdu entre Kyogle et Nimbin (réputée pour être la capitale hippie australienne). Le moins que l’on puisse dire, c’est que nous ne voyageons pas léger. Bill conduit une espèce de cacahuète à roues, pleine à craquer avec nos 4 sacs, un coffre déjà rempli, et ça ne s’arrange pas après le passage par le supermarché. Vous auriez dû voir ce pauvre Rémy sur la banquette arrière de cette petite Mazda bleue, écrasé par les sacs de voyage et de nourriture !
Ce dimanche 14, encore,
nous arrivons finalement à destination et 3 autres wwoofers français nous accueillent chaleureusement avec des pizzas cuites à la poêle (très bonnes !), du jus de fruit fraichement pressé (slurp !) et du pain… cuit à la poêle aussi ! Pourquoi à la poêle ? L’explication est simple : il n’y a pas de four. En fait, la cuisine est en plein air, un réchaud de camping fait office de plaque de cuisson, et les glacières jouent tant bien que mal le rôle de réfrigérateur (sans glace). Le reste du domaine est vraiment étonnant, surtout les toilettes « compost » (en plein air aussi) et la douche sous les bananiers. C’est assez rustique, mais nous sommes après tout venus chercher du nouveau : nous allons être servis !
Au crépuscule de ce dimanche 14 mars,
nous passons une agréable première soirée dans ce lieu inattendu avec Claire, Camille et Jo (les 3 français ndlr), autour d’un feu de camp, en dégustant de la bière maison (que nous ne conseillons pas) et en écoutant des airs de guitare joués par Bill et Rémy. On se croirait vraiment en colonie de vacances, d’autant que nos chambres sont des caravanes !
Malheureusement, nos 3 compatriotes sont en fin de séjour et partent le lendemain. Nous nous retrouvons donc justes à trois : deux français et un allemand.
Les jours suivants ce fameux dimanche 14
sont très humides (toujours), nous avons même FROID pour la première fois en Australie (mais nous restons tout de même en t-shirt) ! Nous travaillons quatre heures par jour, en essayant de passer entre les gouttes. Nous adaptons notre travail au rythme de la pluie, entre planter des Aloe-Vera, désherber et tondre la jungle. Dès nos premiers instants de travail, nous constatons que quand « il pleut, il mouille », ce n’est pas seulement « la fête à la grenouille », mais aussi « la fête à la sangsue ». Un nouvel ennemi, pas vraiment séduisant, qui nous ferait presque regretter les mouches de Chinchilla (disons plutôt « égalité »).
A part ça, nous nous plaisons quand même dans ce nouveau wwoof ; l’ambiance y est paisible et nos papilles découvrent de nouvelles saveurs dans les délicieuses salades de Bill et délectent les douceurs d’un miel vraiment (mais alors VRAIMENT) exquis.
Trois jours sont passés
depuis notre départ de Byron Bay (rappelez-vous, c’était un dimanche), et un nouveau wwoofer est ramené par Bill ; il s’appelle Jonathan, et il est français. Nous sympathisons assez rapidement et lui présentons les lieux, ainsi que les différents travaux à accomplir dans la propriété. Jonathan est assez heureux de pouvoir parler français après plusieurs semaines de wwoof tout seul, même s’il sait que nous partons lundi matin pour un autre travail, soit 8 jours après ce long dimanche 14 mars.
L’aventure continue!
Connaissez-vous les Oscars, cet événement qui récompense les « meilleurs » du cinéma : meilleur film, meilleure actrice, meilleur réalisateur… ? Et bien sachez qu’une autre cérémonie a eu lieu le même jour : les Jambalayas. Cependant, afin de ne pas faire d’ombre à la première, les médias ont préféré vous en cacher l’existence. Croyez-le ou non, nous avons les meilleurs journalistes, puisqu’ils vous révèlent les résultats de ces Jambalayas.
Jambalaya du membre de l’équipe parti trop vite :
Matthieu
Il était l’un des trois meilleurs d’entre nous, mais son cœur était resté en France ; il a donc décidé de nous quitter le dimanche 28 février pour retrouver sa chère et tendre. Il voulait garder son départ secret et nous avons respecté sa volonté. Nous avons toutefois passé 3 excellents mois ensemble, traversant vents et marées, éclats de rire et bons moments. Bonne route Matthieu, t’es le premier à rentrer, on se donne rendez-vous à l’arrivée.
Jambalaya de la meilleure productrice de melons et pastèques :
Chinchilla
Nous y avons passé 35 jours (32 pour Matthieu) -soit 5 semaines-, entre travail intensif et ennui acharné. Mais le temps se dégrade et le travail est encore une fois mis entre parenthèse, ce qui marque le point final de cette échappée dans le bush. Chinchilla restera dans nos mémoires comme l’endroit du fruit picking et de la rencontre avec Bob, Steven et les Indiens (d’où vous savez). Nous réembarquons dans un beau bus Greyhound le mercredi 3 mars à 4h20 du matin, direction Brisbane.
Jambalaya des meilleurs hôtes, sections couch surfing :
Jared et David, pour « Stay as long as you want »
De retour à Brisbane, notre objectif premier est de trouver un abri pour la nuit ; et le Couchsurfing se trouve être la meilleure solution à nos yeux. Comme au début de notre aventure australienne, Jared nous accueille à bras ouverts dans son appartement, qu’il partage toujours avec David. Comme nous le mentionnons quelques lignes plus haut, le temps dans la région est très très (très) humide ; nous décidons donc d’attendre quelques jours à Brisbane que la situation météorologique s’améliore. Nos deux hôtes paraissent ravis de la nouvelle et nous hébergent durant 4 nuits, en nous assurant que l’on ne les dérange pas. « Restez aussi longtemps que vous voulez » nous disent-ils, tandis que nous leur préparons de bons petits plats : crêpes, hachis Parmentier, salade de pâtes et burritos.
Mais nous nous sentons oppressés par la ville après une si longue retraite ; l’envie de bouger nous prend. Le dimanche 7 mars, nous prenons la route pour Byron Bay, sur le littoral, avec l’espoir de trouver un WWOOF sur place.
WWOOF : Willing Workers On Organics Farms
Il s’agit de travailler pour une personne, sans rémunération, si ce n’est un toit et un couvert.
Jambalaya de la meilleure hôte, section wwoofing :
Tracey, pour « La hippie sur colline »
Arrivés à Byron Bay, il nous suffit d’un appel pour décrocher notre premier contrat wwoof. Nous rencontrons ainsi Tracey (prononcer Tréci), artiste hippie d’une quarantaine d’année, qui vit isolée dans une petite maison au sommet d’une colline. Rémy droit dans une tente, tandis que j’ai hérité d’une vieille caravane; et quel bonheur d’être sorti du sommeil par le gazouilli des oiseaux, avec sous les yeux les splendides collines alentours!
L’endroit est charmant et incroyablement reposant, même en travaillant 5h par jour à la rénovation de la maison. Tracey en connait un rayon, voire même deux, en préservation de l’environnement, en plantes comestibles (infusions) et en énergies renouvelables. Sa maison est d’ailleurs autosuffisante en électricité et en eau, et les déchets sont mis de côté pour le compost. Même si elle a une passion avérée pour le contenu des bouteilles de vin, notre hôte est un vrai cordon bleu, et est toujours de bons conseils lorsqu’il s’agit de visiter Byron Bay.
Jambalaya de la ville « coup de cœur » :
Byron Bay
Byron Bay est située à 300km au sud de Brisbane, en Nouvelle Galles du Sud (New South Wales, l’Etat de Sydney). Adorée par les surfeurs et les jeunes, cette ville a su conserver son caractère New Age malgré les années, ce qui lui confère un charme sous lequel nous sommes tout de suite tombés.
L’absence d’immeubles (interdits par la loi) ne fait qu’amplifier la beauté de l’immense plage de sable blanc et de l’océan d’un bleu étincelant, mais surtout du Cape Byron, point le plus à l’Est d’Australie. Nous profitons d’ailleurs d’une merveilleuse journée, la première depuis des semaines, pour escalader ce cap et admirer une vue imprenable sur la baie, les collines plus lointaines et l’océan peuplé de surfeurs et de dauphins.
A Byron Bay, les vagues sont immenses -même pour une personne d’1m90-, certains perroquets réclament des caresses, des serpents traversent les rues tranquillement, à l’image des habitants de cette ville, adeptes de la culture hippie et des produits biologiques. Byron Bay est vraiment un endroit à part, c’est pour le moment celui que nous avons préféré depuis que nous avons quitté la France le 16 novembre dernier.
Chinchilla II, la revanche
On bosse ? On ne bosse pas ? On bosse !
Les choses avancent à Chinchilla, et même plutôt vite. Après une semaine de douleurs dans la presque totalité de nos corps respectifs, nous avons eu une semaine de répit. La raison ? Même s’il pleut de temps en temps (hé oui), le sol reste trop sec – les melons sont en retard – la récolte est suspendue jusqu’à nouvel ordre.
Pendant cette semaine de récupération, nous avons tout de même pris soin de nous en allant courir régulièrement ; ou du moins un tiers d’entre nous.
Puis, une autre opportunité se présente : un autre fermier a besoin de nos longs bras maigres pour veiller sur son champ. En plus, nous bénéficions d’une promotion, puisque nous passons des melons aux pastèques !
La promotion en question
Le fermier s’appelle Roger (prononcer à l’anglaise, c’est bien plus classe), il est assisté de son fils Justin (idem) qui vient nous chercher à 5h30 le matin. Ils sont bien moins agréables que Steven, mais on se dit que ce n’est l’affaire que de quelques jours. Le travail demandé est toujours du désherbage, mais cette fois, nous sommes armés d’un outil spécial, qui nous évite de nous baisser toutes les 30 secondes. Finies donc les douleurs dans les cuisses ! Mais nous avons à présent à nous servir de nos bras, ça change ! Les mouches, la chaleur et la terre sont toujours de la partie, mais sont moins pénibles avec l’expérience que nous avons acquise. Nous sortons tout de même éreintés d’une première journée de 8h30. Une douce sensation nous entoure : celle de la fatigue ; cette même fatigue que nous avions quittée une semaine auparavant, qui neutralise nos muscles et fait du moindre effort un véritable surpassement de soi. On tient le coup, ça ira mieux demain !
En effet, le lendemain et les jours suivants sont beaucoup plus tranquilles ; d’autant que nous ne sommes que 3 à travailler, nous avons donc un champ entier rien que pour nous, au milieu d’un cadre charmant. Nous terminons le travail après 34h d’intensive besogne en 4 jours. Matthieu a même eu le privilège de conduire une voiture australienne sur une vraie route ; il est le premier à atteindre cet objectif.
Revenons à nos melons
Après cette expérience intéressante dans un nouveau milieu, Steven nous sollicite de nouveau. Cette fois, notre sympathique anglais cherche de la main d’œuvre pour du rockmelons picking (cueillette de melons). Naturellement, nous acceptons l’offre, tout heureux de retrouver notre employeur préféré, même si nous devons commencer à 5h du matin.
Inde 1 – France 0
Comme toujours, le premier jour est le plus difficile ; non seulement au niveau du travail demandé, mais aussi corporellement. Il s’agit de repérer les bons melons en un clin d’œil, de les ramasser et de parvenir à les poser dans le tracteur, tandis que ce dernier avance sans se soucier énormément de notre situation. Nous sommes une vingtaine de « pickeurs », un par rangée de melons ; exceptés nous trois, tous les autres employés sont Indiens (d’Inde). Et à ce petit jeu du « je repère le melon-le cueille-me relève-et le pose dans le tracteur », les Indiens (d’Inde) sont biens les meilleurs. Ils ne semblent jamais fatigués et parviennent même parfois à s’occuper de 3 rangées, ce qui est, nous le jurons, impossible. Mais impossible n’est apparemment pas Indien (d’Inde). Nous profitons néanmoins de courts moments plaisants pendant cette tâche ardue : la dégustation de melon à chaque pause (environ toutes les 2h), ou encore la traversée du champ sur la remorque du tracteur, à la fin de la journée.
Comme Dallas, l’univers melonnesque est impitoyable. Une discrimination y est sévèrement appliquée, un peu comme dans une agence de mannequinat. Pour un melon, la vie est plutôt compliquée : les petits, les informes et les verts n’ont aucune chance de survivre, pas plus que les jaunes ou les mutilés. Il vaut mieux cueillir les fruits de taille standard, ni trop jaunes, ni trop verts, de peine d’être réprimandé par un trieur… Indien (d’Inde), of course.
Après ce premier jour de 9h30 d’effort soutenu, nous en entamons un second, qui nous semble bien moins laborieux, mais qui nous occupe quand même durant 8h45. Après un rapide calcul, nous réalisons que nous avons trimé une cinquantaine d’heures en 6 jours ; nous mettons notre carrière de pickeur entre parenthèse, en attendant un nouvel appel à l’aide, auquel nous répondrons, évidemment.
Vous l’aurez remarqué, nous avons réalisé un court métrage afin de vous présenter notre activité ; vous pourrez ainsi nous imiter dans votre jardin, si vous le voulez. Vous trouverez également, ci-dessous, quelques clichés du camping où nous résidons. Notre mobile home n’est pas immense mais suffit à notre confort, puisqu’il est tout équipé (vous noterez même la présence de la télévision et du four à micro-ondes !).



































